Horoscope désigne plusieurs choses en Astrologie:
Historiquement, l'horoscope a commencé par désigner la position de l'Ascendant (voir ci-dessous). Par extension, l'horoscope désigne l'ensemble de la carte du ciel. C'est cette notion qui est développée dans le présent article. Plus généralement encore, l'horoscope désigne l'interprétation de la carte du ciel faite par un astrologue. Cette question est abordée dans l'article Interprétation astrologique . Enfin, l'horoscope désigne souvent les prédictions faites dans la rubrique "astrologie" de la presse populaire. Votre horoscope du jour est examiné dans l'article Astrologie populaire. Le thème astrologique La pratique traditionnelle de l'astrologie repose sur l'interprétation de la carte du ciel, c’est-à-dire la figure que dessinent les astres au moment de la naissance de l'individu, ou à un moment marquant de son existence. Cette représentation du ciel (thema coeli en latin, d'où sa désignation comme "thème" astrologique) est centrée sur la terre et non sur le soleil, ce qui fait dire que l'astrologie conventionnelle est géocentrique.
Dresser une carte du ciel est une opération complexe, qui nécessite des outils spécialisés et un certain savoir-faire. Ce sont à peu près les mêmes calculs qui doivent être faits en astronomie pour déterminer les heures de lever ou de coucher du Soleil en un point particulier, ou les heures de visibilité d'une planète au dessus de l'horizon.
En pratique, nous supposerons ici qu'un astrologue cherche à tracer le thème astrologique d'une naissance. Comment donc dresse-t-on un thème astrologique ?
L'astrologie occidentale est fondée sur la position des différents corps du système solaire, ainsi que sur la position d'un point de référence sur la terre.
Comme les corps dans le système solaire se déplacent presque tous dans le même plan écliptique, leur position est mesurée par rapport à un découpage de celui-ci en douze secteurs correspondants aux douze signes zodiacaux, et compté à partir du point vernal.
Les astres dont les positions sont habituellement considérées en astrologie traditionnelle sont le Soleil, la Lune, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, et Saturne. Depuis leur découverte, les astrologues y incluent également Uranus, Neptune et Pluton. Faute d'association symbolique, aucun astéroïde n'est considéré, ni aucune lune planétaire (autre que celle de la Terre), ni aucun corps trans-plutonien.
Par simplification de langage, on parle abusivement de "position planétaire" en astrologie, bien que les deux luminaires ne soient bien entendu pas des planètes: le Soleil est notre étoile, et la Lune notre satellite.
Pour déterminer les positions planétaires, il suffit de connaître le temps absolu, par exemple, la date dans un calendrier bien défini et l'heure en temps universel.
On peut trouver les positions des planètes dans des éphémérides astronomiques qui les fournissent en général pour une date donnée, soit à midi, soit le plus souvent à minuit (heure GMT). On calcule alors par interpolation, les positions pour l'heure GMT de la naissance, au moyen d'une simple règle de trois.
Ou alors, on calcule directement (par ordinateur) la position pour l'heure donnée au moyen d'un modèle mathématique de l'orbite, et à partir de ces données on calcule les positions relatives à la terre. En général, on calcule ces positions en résolvant les équations de Képler, mais il existe des méthodes qui partent d'un modèle unifié du système solaire. Pour la méthode par calcul, on travaillera à partir du jour julien qui représente le temps sous forme décimale. Quand on utilise cette méthode, il ne faut jamais perdre de vue que les modèles utilisés sont des approximations qui ne sont valable que sur une plage de temps donnée, et qu'au delà, l'erreur deviendra progressivement de plus en plus élevée.
Les coordonnées planétaires astronomiques sont obtenues sous forme de déclinaison et d'Ascension droite, qui doivent ensuite être projetées sur l'écliptique, plan où circulent les planètes et pour lequel est représenté le thème astrologique. On obtient ainsi les longitudes planétaires (l'origine étant prise par rapport au point vernal). Dans la quasi totalité des méthodes astrologiques, les déclinaisons par rapport à l'écliptique (le plus souvent négligeables, sauf pour Pluton) ne sont pas prises en compte.
Les longitudes planétaires (ou ascension droite) sont généralement données en degré, à partir du point vernal. Jusque vers la fin du XIXe siècle, les éphémérides astronomiques donnaient les positions planétaires en "signe plus degrés", en indiquant d'abord dans quel signe du Zodiaque se trouvait l'astre, puis les degrés et minutes de sa position au sein du signe. Cette tradition est toujours suivie en astrologie, du fait que la position zodiacale des planètes y reçoit une interprétation. Le passage d'une forme à l'autre se fait directement, à raison de 30° par signe. Ces signes n'ont qu'un rapport historique avec les constellations du même nom; contrairement à une légende tenace, les constellations zodiacales n'ont jamais servi à mesurer les positions planétaires, que ce soit en astronomie ou en astrologie.
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